Le gestionnaire de la mémoire est assez puissant sous Linux, mais sa configuration présente quelques limitations sur les systèmes avec une quantité de RAM restreinte (<1Go).

En effet, par défaut, le gestionnaire de mémoire va recourir très trop rapidement à l’utilisation du swap, et ce bien qu’il reste au moins 50% de RAM utilisable sur la machine. Ce comportement par défaut n’est pas souhaitable, car la RAM est beaucoup plus rapide et moins sensible aux écritures qu’un disque dur ou un SSD. Sur les systèmes avec une quantité de RAM plus conséquente, ceci n’aura pas d’impact.

Comment ça se soigne docteur?

Tout d’abord il faut avoir les privilèges root pour effectuer les opérations suivantes.

On va reconfigurer la stratégie d’allocation en définissant le seuil de pagination à 90% (ça permettra de laisser un peu de place pour un chouilla de cache, de buffers, et/ou de pagination du swap.
Ajoutez la ligne suivante dans le fichier /etc/sysctl.conf, puis sauvez.

vm.swappiness = 10

Pour appliquer la stratégie définie précédemment, exécutez la commande suivante:

sysctl -p /etc/sysctl.conf

Maintenant que vous avez appliqué la stratégie, il faut chasser les données déjà présentes dans le swap. Pour cela, il y a deux cas:

Si la somme de la mémoire utilisée et du cache est inférieure à la quantité de mémoire totale , on désactive le swap, puis on le réactive avec la commande suivante:

swapoff -a && swapon -a

Sinon, vous avez gagné soit un prétexte pour rédémarrer vos applications qui consomment beaucoup de mémoire, soit pour rédémarrer votre machine.

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